Comment les Chantiers de l’Atlantique digitalisent leur facturation électronique avec TRESO2
Acteur de la construction navale, les Chantiers de l’Atlantique ont choisi la Plateforme Agréée TRESO2 pour une transition progressive et flexible vers la facturation électronique, et être conformes au 1er septembre 2026 sans dépendre de leur ERP.
Acteur emblématique de la construction navale française, les Chantiers de l’Atlantique ont entamé leur transition vers la facturation électronique avec une approche pragmatique et progressive. Face à une réglementation qui évolue, le groupe a choisi la Plateforme Agréée TRESO2 pour sa flexibilité et sa capacité d’adaptation. L’objectif : être en conformité pour l’envoi et la réception au 1er septembre 2026 sans prendre de risques. Thierry Pralong, responsable du projet, revient sur cette stratégie.
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ERP ou plateforme externe ?
Un premier choix : intégrer la facturation électronique dans SAP
« On s’est dit : le plus simple, c’est d’aller tout faire dans notre ERP. On a commencé il y a un an à travailler avec des consultants informatiques pour tout mettre au niveau de la facturation électronique dans notre ERP. Et là, ça a été très compliqué. Ça coûtait très cher, il fallait faire beaucoup d’évolutions dans notre système, qui est très rigide.
Avec une loi qui continue à évoluer (on est passé de 36 à 42 cas d’usage), on a décidé de rechercher sur le marché une solution plus simple et beaucoup plus flexible. »
Le choix de TRESO2 : flexibilité, viabilité et relation de confiance
« On travaillait depuis plusieurs années déjà avec TRESO2 sur du reverse factoring via leur plateforme technologique. C’est un système qui permet à nos fournisseurs d’être payés à l’avance à partir de leurs factures. On avait un outil qui marchait bien, qui était flexible. Puis ils sont devenus Plateforme Agréée. »
Le point important quand on a choisi notre prestataire agréé : on voulait être sûr qu’il allait survivre à l’évolution de cette réforme. Comme TRESO2 a comme actionnaires deux banques, Arkéa et Bpifrance, on était plutôt rassurés sur la viabilité de la société.
Une intégration simple et flexible entre l’ERP et TRESO2
L’équipe de Chantiers de l’Atlantique souhaitait garder la main sur les données de l’ERP avant leur transmission à la Plateforme Agréée. Chaque jour, l’ERP alimente automatiquement un flux d’informations que les équipes peuvent ajuster si besoin, car avec la diversité des cas d’usage, la rigidité de l’ERP n’était pas suffisante.
Cette étape intermédiaire est un choix délibéré : elle permet de corriger et d’enrichir les données et de s’adapter rapidement sans dépendre d’un développement côté ERP. L’objectif était clair : une solution qui s’intègre à l’organisation existante, pas l’inverse.
Mon directeur financier m’a dit : « Mais où est ton ROI avec l’ERP ? » On ne va pas investir des dizaines voire des centaines de milliers d’euros avec une réglementation qui aujourd’hui n’est pas stabilisée.
L’objectif : être prêt au 1er septembre 2026, pas être premier
Une stratégie progressive pour une réforme encore en mouvement
« On veut être prêt au 1er septembre 2026. On émettra nos factures et on pourra recevoir les 100 000 factures fournisseurs que l’on reçoit chaque année. On émet à peu près 3 000 à 4 000 factures client par an. Il faut absolument qu’on soit prêt. »
C’est un peu une étape de Tour de France avec le Mont Ventoux à la fin. Pour le moment on est dans les premiers 30-40 kilomètres sur une étape de 200 km. On est dans le peloton, dans la course, mais on ne fait pas une échappée. On ne veut pas être les premiers parce qu’on sait que la réglementation risque d’évoluer.
Les grandes étapes de mise en place
« Le premier cheminement, c’est déjà faire le ménage dans sa base fournisseurs et clients. On s’est rendu compte qu’il y avait des SIRET, des SIREN, des numéros de TVA qui n’étaient pas à jour. Ça va poser problème quand il faudra communiquer avec l’État à travers la Plateforme Agréée.
Ensuite, on est dans la phase de traitement des cas d’usage. On n’est pas concernés par les 42 cas d’usage mais il en reste quelques-uns sur lesquels on n’a pas encore de solution claire.
Ce qu’on attend avec impatience mais avec un peu d’inquiétude, c’est de pouvoir tester l’outil en conditions réelles, en échangeant avec d’autres plateformes agréées. C’est quand on va commencer à échanger et avoir des retours des clients et des fournisseurs qu’on se rendra compte de ce qu’on n’a pas bien compris. Il faudra s’adapter, être très flexible à partir de septembre 2026. »
Personne ne maîtrise bien cette réforme aujourd’hui.
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